Le prix est obligatoire, et rien d’autre ne l’est. Mais une étiquette qui ne porte qu’un prix vous oblige, à chaque vente, à rechercher de quelle pièce il s’agissait. Ce qu’on y met vraiment, quelle taille doit faire un QR code pour se scanner, et où le Royaume-Uni s’écarte des trois autres.
La loi n’exige qu’une seule chose d’une étiquette. Tout le reste, vous le mettez pour vous.
En France, la règle tient dans l’arrêté du 3 décembre 1987 : le prix de tout produit destiné au consommateur doit être visible et lisible, exprimé en euros et toutes taxes comprises. Il doit être porté à la connaissance du client avant la vente, sans que celui-ci ait à le demander.
Aucune exception n’y figure pour l’occasion, ni pour les marchés et brocantes. Une pièce posée sur un stand relève de la même règle qu’une pièce en vitrine.
Vérifié le 11 septembre 2026 sur Legifrance, arrêté du 3 décembre 1987 relatif à l’information du consommateur sur les prix.
L’obligation d’afficher le prix existe dans les quatre pays visés par cet article. Mais dans l’un d’eux, les antiquités sont expressément exclues :
visible et lisible, en euros TTC, et avant la vente — arrêté du 3 décembre 1987
de manière lisible, apparente et non équivoque, en euros — art. VI.3–6 CDE
en euros TVA comprise, clairement lisible et clairement rattaché au produit
le Price Marking Order ne s’applique ni aux œuvres d’art et antiquités, ni aux ventes aux enchères
Attention à la portée exacte de l’exception britannique. Elle supprime l’obligation, pas l’usage : un antiquaire britannique qui n’affiche aucun prix y perd simplement des clients. Et si vous vendez d’ici à un consommateur britannique à distance, les règles britanniques d’information du consommateur continuent de s’appliquer — seul cet arrêté-là ne s’applique pas.
C’est ici que tout se joue face à un commerce ordinaire. Là-bas, un code-barres désigne un produit dont cent exemplaires attendent en rayon : le code dit quel type. En antiquités et en vintage, chaque pièce n’existe qu’une fois, et le code dit donc quel objet.
Cela ressemble à un détail et n’en est pas un. Un numéro d’article sur l’étiquette renvoie à une seule ligne de votre registre d’achat : la date, ce que vous avez payé, et à qui. C’est exactement ce que le régime de la marge vous demande de pouvoir démontrer — si l’administration ne peut pas retrouver votre marge dans vos livres, la TVA se calcule sur le prix de vente entier au lieu de la marge.
Sans ce numéro, il faut rechercher à chaque vente de quelle pièce il s’agissait. Avec quinze pièces, cela se fait de tête. Avec trois cents, non.
N’inscrivez pas sur une étiquette une datation que vous ne pouvez pas justifier. Une date devinée finit sur une facture, et là c’est une erreur.
Un QR code qui ne se scanne pas n’est qu’un carré d’encre. Deux mesures à retenir :
S’y ajoute un effet qu’on ne voit pas venir : plus le code porte de caractères, plus les modules deviennent fins à taille égale. Une adresse courte se scanne donc plus facilement qu’une longue. Passez de neuf à vingt-sept caractères et le même petit carré devient soudain bien plus détaillé — reste à savoir si un téléphone le lit encore.
Cette question ne se tranche que d’une seule façon : imprimez-en un et scannez-le avec votre propre téléphone. Pas à l’écran — sur papier. L’encre bave, le papier thermique offre moins de contraste qu’un écran, et dans une boutique la lumière est rarement idéale.
Comptez les caractères de l’adresse qui ira dans le code — vintropro.com/s/A4217 en fait 21 — puis indiquez la largeur d’impression.
Le nombre de modules provient de la table de capacité de la norme ISO/IEC 18004, en mode octet avec un niveau de correction M — ce que fait par défaut tout générateur ordinaire pour une adresse web. Les seuils où le verdict bascule sont une règle de terrain, pas une norme : imprimez-en un et scannez-le avec votre propre téléphone.
Les deux voies fonctionnent, et chacune correspond à un rythme différent.
Un point que l’on ne lit presque nulle part : le papier thermique pâlit au soleil. Une étiquette posée sur une armoire restée des mois près d’une fenêtre devient parfois illisible avant la vente. Si votre stock est en vitrine, l’étiquette imprimée classiquement est le choix le plus sûr.
En France, le prix, et de façon précise. L’arrêté du 3 décembre 1987 impose que le prix de tout produit destiné au consommateur soit visible et lisible, exprimé en euros toutes taxes comprises, et communiqué avant la vente sans que le client ait à le demander. Il n’existe pas d’exception pour l’occasion ni pour les marchés. Tout ce que vous ajoutez ensuite — un numéro d’article, un QR code, la provenance — relève de votre choix, pas d’une obligation.
Environ 25 millimètres, la taille d’une pièce de deux euros. En dessous de 10 millimètres, la plupart des téléphones ne le lisent plus. Plus l’adresse contient de caractères, plus les modules deviennent fins à taille égale : une adresse courte se scanne donc plus facilement qu’une longue. Testez toujours avec votre propre téléphone sur une étiquette imprimée, pas sur un écran : le papier, l’encre et la lumière comptent.
Non, et c’est le seul des quatre pays dans ce cas. Le Price Marking Order 2004 s’applique aux biens qu’un commerçant vend à un consommateur, mais il exclut expressément les ventes aux enchères ainsi que la vente d’œuvres d’art et d’antiquités. En France, en Belgique et aux Pays-Bas, cette exception n’existe pas : l’affichage du prix s’impose aussi pour une pièce unique.
Votre propre numéro d’article, et c’est là toute la différence avec un commerce ordinaire. Là-bas, un code-barres désigne un produit dont cent exemplaires attendent en rayon. En antiquités et en vintage, le numéro désigne un seul objet, donc une seule ligne de votre registre d’achat : la date, le prix payé et le vendeur. Sans ce numéro, il faut rechercher à chaque vente de quelle pièce il s’agissait — et c’est précisément ce que le régime de la marge vous demande de pouvoir démontrer.
Oui. Une planche d’étiquettes autocollantes sortie d’une imprimante laser ou jet d’encre fonctionne très bien, et revient moins cher quand vous en faites des dizaines à la fois. Une imprimante thermique est plus pratique pièce par pièce : elle n’utilise pas d’encre et sort une étiquette dès que vous la demandez. Attention à un point que personne ne mentionne : le papier thermique pâlit au soleil. Une étiquette posée sur une pièce restée des mois près d’une vitrine devient parfois illisible avant la vente.
Enregistrez une pièce une seule fois, avec photo et prix. L’étiquette avec numéro d’article et QR code en sort sans rien retaper — et se scanne ensuite à la vente.
Gratuit jusqu’à 10 pièces, sans carte bancaire et sans date de fin.